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    de manière superbement progressive. Encore mieux, il sonne comme un authentique V12 Aston Martin : distingué, strident et affamé. Revendiquant 608 ch à 6500 tr/mn et 700 Nm entre 1 500 et 5 000 tr/mn, il impose le respect par les chiffres. Mais à ce stade, la pureté de sa réponse m'impressionne plus que sa vélocité. Peut-être que les caractéristiques de ce moteur passent au second plan parce que mon cerveau se focalise sur ce qui diffère vraiment des anciens modèles: la façon dont la DB11 se conduit et change de direction. Quel soulagement de pouvoir dire qu'elle réagit comme une toute nouvelle voiture! L'amortissement se montre plus souple, les bruits de roulement s'atténuent et la DB11 gagne énormément en raffinement. Elle s'imposera certainement comme une GT de choix dans la vie de tous les jours.

    Mais les remarques de Becker évoquant - lAston Manin la plus douce en suspensions et en résistance au roulis depuis fon longtemps n, me font douter: se désunirait-elle lamentablement au moment de quitter l'autoroute pour bifurquer sur la Route Napoléon? Je place alors l'amortissement et le groupe motopropulseur en mode Sport Plus (au lieu de Normal ou Sport) pour vérifier ça. Notre Nationale 85 du jour est le superbe circuit du centre d'essai Bridgestone, et la DB11 semble heureuse de pouvoir hurler dessus, jusqu'au moment où ses Potenza S007 spécifiques se mettent à crisser en entrée de virage, pour finalement succomber face aux décharges de couple en sortie de courbe. La direction incisive surprend très favorablement. Dotée d'une assistance variable, elle perd inévitablement en ressenti et en texture par rapport au système hydraulique d'une DB9, mais à la place vous récoltez une précision superbe et une agilité instantanée. La DB11 plonge dans les virages. L'auto reste d'une composition remarquable, sa direction est dépourvue de la nervosité autour du point milieu que vous pouvez trouver dans une Ferrari.

    La DB11 parait totalement intuitive, prête à se jeter sur la piste. Commencez à tutoyer les limites, et la direction surprend encore. Contrairement à d'autres systèmes offrant une assistance variable, fonctionnant parfaitement à basse vitesse avant de sombrer lorsque le rythme augmente, celui de la DB11 communique efficacement. Lorsque les pneus se mettent à glisser, la direction s'allège et vous savez alors que le sous-virage se rapproche. Relâchez l'accélérateur, et vous semez la jeux de voiture se remettre en selle en pivotant le long d'un axe juste derrière votre dos. Une fois que vous vous êtes assuré de ne pas saturer le train avant, vous pouvez facilement décaler le train arrière grâce à l'abondance de couple à tous les régimes, avant de contre-braquer légèrement en sortant du virage avec style. Quelques tours supplémentaires avec l'esprit moins bouillonnant suffisent à révéler de plus gros mouvements de caisse qu'espérés. On commence aussi à surchauffer les énormes freins avant à six pistons et disques de 400 mm, en acier sur notre prototype (le carbone-céramique arrivera un peu plus tard).

    Mais cette DB11 garde ses bonnes manières et sa tenue. la motricité étonne au regard de la puissance et du couple, et les aides à la conduite en mode 'l'Yack laissent une bonne marge de manoeuvre en vous protégeant des ruades toxiques. Le différentiel arrière brille aussi par son efficacité. Il ne laissera jamais partir en fumée un pneu délesté, chose qui arrivait souvent sur la DB9. Pour une auto qui doit encore abattre de nombreux kilomètres de mise au point (elle ne recevra sa fonction torque veceoring qu'en toute fin de développement), VP 5079 fait déjà forte impression: rapide, élégante dans son comportement et volontaire pour l'arsouille sur circuit. Même si le V12 ne vibre pas aussi fort qu'un bloc atmosphérique près du rupteur, il chante convenablement tout en délivrant des performances sérieuses et linéaires, bien servi par sa boite automatique 8 vitesses. Je passe les dernières minutes de mon essai sur la piste mouillée pour m'amuser, et constater que l'auto développe un sacré grip mécanique. Ah, et elle glisse avec toute la grâce que vous imaginez de la part d'une longue GT à moteur avant et transmission aux roues arrière. La réponse moteur se module avec une belle précision dans ces conditions. Conclusion parfaite pour une prise en main étincelante. Voilà, on sait que cette nouvelle GT Aston combine l'agilité et la sérénité avec beaucoup de discernement, et que le V12 ne sacrifie pas son caractère sur l'autel de la suralimentation. La DB11 se dessine comme une monture extraordinaire, aussi bien pour un road-trip dans les Alpes ou les Dolomites, qu'en statique sur le parking de l'hôtel, terme de votre voyage.